Mont Joly

le chaînon séparant Megève et Val Montjoie
Aperçu d'ensemble sur la structure du secteur Megève - Val Montjoie

Le chaînon NE-SW qui sépare la haute vallée de l'Arly (Megève) de celle du Val Montjoie (Les Contamines) culmine au Mont Joly (2525 m). L'érosion atteint le socle cristallin tout-à-fait à son pied, du côté oriental au plus profond de la vallée du Bon Nant et du côté nord-occidental à Megève. Par contre la crête et les pentes du Mont Joly sont pratiquement formées de terrains sédimentaires sur toute leur hauteur : il s'agit des couches argilo-calcaires de la base de la succession dauphinoise, d'âge Jurassique inférieur (Lias), où ne s'individualisent guère, sous forme d'abrupts un peu plus marqués, que les niveaux plus résistants du Lias moyen (à faciès "Lias calcaire" banal).

De nombreux travaux ont porté, depuis le début du XXème siécle sur la structure de cette montagne. Les plus récents sont celui de G. Mennessier pour le dessin de la carte géologique Saint-Gervais (1977) et la thèse de J.L Epard (1990), dont les conclusions principales, assez différentes, sont résumées sur la figure ci-après.

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Le versant oriental du chaînon du Mont Joly vu du nord-est, depuis les chalets de Chailloux (pentes de l'Aiguillette des Houches, rive droite de l'Arve).
(données géologiques découlant du travail de J.L Epard, 1990)
Contrairement aux attributions stratigraphiques de la carte géologique au 1/50.000° (feuille Saint-Gervais) , les ressauts calcaires du bas versant oriental ne sont pas formés par du Bajocien, mais par des calcaires du Lias moyen. D'autre part le bas versant de la montagne n'est pas formé par du "Lias schisteux" (Toarcien-Aalénien), contrairement à ce qu'indique cette carte. C'est seulement dans sa partie septentrionale (à droite), qu'affleurent des couches de cet âge. Elles y dessineraient un synclinal couché du Mont d'Arbois, dont le cœur aalénien affleure seulement sur le versant opposé (nord-ouest) de la montagne. Quant au Mont Joly l'épaisseur de sa succession de couches liasiques serait due à un empilement de plis couchés (voir à ce sujet la page d'analyse structurale).
Suite à ce travail on peut, en tous cas, considérer comme une donnée objective la distinction entre les deux ensembles tectoniques suivants :
uJ = Unité du Joly, formée par le Lias inférieur et moyen des crêtes ; u.mA = Unité du Mont d'Arbois, formée par le Jurassique moyen qui cerne la dépression de Megève sur le versant opposé).
Mais l'interprétation de leur limite, présentée comme un contact de renversement de pli couché, est sujette à discussion (voir plus loin dans cette page)

Ces couches liasiques atteignent (surtout sur le versant est de la montagne) une forte épaisseur, de l'ordre du millier de mètres. Cela vient d'une part de ce qu'elles y sont disposées dans l'ensemble avec un faible pendage vers l'est (qui s'accroît d'ailleurs vers le bas) et d'autre part de l'existence de redoublements tectoniques, qui y sont assez apparents. Mais les chercheurs qui ont étudié ce massif ne se sont jamais accordés sur la part à attribuer, dans la formation de ces répétitions, d'une part au jeu de surfaces de chevauchement et d'autre part à celui de plis couchés (voir en page "analyse structurale" la confrontation des deux options).

On observe certes, dans cette pile de strates, la présence de bandes froissées* faiblement inclinées par rapport à la stratification, où un court panneau rocheux forme le flanc intercalaire d'un enchaînement anticlinal-synclinal (voir à ce sujet la page "analyse structurale"). Si ces bandes froissées ont été attribuées par certains auteurs à des reploiements dus à une deuxième étape de déformation [J.L.Epard, 1990, cette interprétation ne se justifie guère car l'existence d'irrégularités dans le glissement couches sur couches lors de la déformation principale suffit à en rendre compte.

Il est important par contre de remarquer que l'on ne voit nulle part se dessiner de véritables charnières de plis couchés, raccordant des couches à l'endroit avec d'autres disposées à l'envers sur une longue distance : cette absence de panneaux de couches reconnus comme disposés en flancs inverses (sauf peut-être dans le versant sud de l'Aiguille Croche ?) ne témoigne pas en faveur de l'existence d'un système de plis couchés.

Sur le versant occidental du chaînon du Mont Joly on dispose d'une coupe naturelle ou la roche est remarquablement mise à nu. On y voit notamment que le Lias calcaire des hauts escarpements repose très clairement, par une rupture de pente quasi rectiligne et sensiblement parallèle à la ligne de crête, sur un soubassement de terrains plus récents qui affleurent dans les pentes, plus douces et plus couvertes par la végétation, qui en descendent vers Megève.

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L'ensemble du chaînon du Mont Joly (versant ouest) et la dépression de Megève, vus du nord-ouest, depuis Croise Baulet.
ØJ = surface de base de l'unité du Joly. Elle sépare l'unité du Joly, à Lias calcaire épais (couverture des blocs du rameau interne de Belledonne) de celle du Mont d'Arbois, à Lias calcaire peu épais (couverture du rameau externe de Belledonne) : elle prolonge donc plus ou moins, dans la couverture, l'accident médian du socle de Belledonne (voir les pages "Aiguille Croche").
éc.st= écaille sommitale du Joly ; éc.s = écaille supérieure du Joly ; éc.h = écaille haute du Joly ; éc.m = écaille médiane du Joly ; éc.i = écaille inférieure du Joly ; éc.b = écaille basale du Joly.
ØS= chevauchement du Sangle ; aut. = succession sédimentaire autochtone
ØS = chevauchement de l'unité du Sangle ; aut. = succession sédimentaire autochtone.
Li-m = Lias calcaréo-argileux, sans distinctions ; Li = Lias à prédominance de lits marneux (Hettangien- Sinémurien) ; Lm = Lias à prédominance de bancs calcaires (Lotharingien-Carixien); To = Domérien-Toarcien.


Cette rupture de pente correspond à la base du chapeau de Lias calcaire (= Unité du Mont Joly) et souligne son repos sur les schistes de son soubassement (= Unité du Mont-d'Arbois). Par ailleurs la surface de base du ressaut qui la souligne recoupe les strates successives du chapeau liasique, qui apparaissent disposées de façon très monoclinale, en un biseau pointant vers le nord. Cette observation s'inscrit bien en faveur de la présence d'une surface de chevauchement, isolant une grande klippe de Lias, telle qu'elle est figurée sur la carte géologique (feuille Saint-Gervais), en dépit du fait que cette interprétation soit basée sur des attributions stratigraphiques en partie incorrectes (voir plus loin : pas de Bajocien, en tous cas au pied des escarpements sommitaux du côté oriental de la crête du Joly).

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Le versant occidental du chaînon du Mont Joly vu du nord-ouest, depuis les chalets de la Joux.
Le ressaut inférieur des calcaires liasiques de l'unité du Mont Joly domine un talus raide formé de marnes à bancs calcaires qui passe vers le bas aux pentes plus douce des argilites aaléniennes. Ce niveau, attribué au Toarcien par J.L. Epard, est interprété ici comme du Bajocien, en conformité avec la carte géologique Saint-Gervais.


D'autre part un raide talus, formé d'alternances marnes-calcaires, soutient ce ressaut et le sépare des schistes aaléniens non carbonatés des pentes inférieures : l'attribution stratigraphique des couches qui forment ce talus est importante à connaître pour choisir entre les deux interprétations tectoniques proposées.

 
- pour G. Mennessier (carte géologique Saint-Gervais) il s'agirait de Bajocien en position normale au dessus de l'Aalénien. En ce cas le Lias de l'Unité du Mont Joly doit reposer sur ce Bajocien par une surface de chevauchement (cette interprétation est celle adoptée sur la carte géologique à 1/50.000°, feuille Saint-Gervais).
- pour J.L. Epard le talus du pied de ce ressaut serait constitué de Toarcien ; il représenterait le flanc oriental, renversé sous le pli couché de l'Unité du Mont Joly, du grand synclinal de l'Unité du Mont-d'Arbois.

Mais il faut d'abord noter que cet âge toarcien n'est étayé par aucune preuve paléontologique et sans que la comparaison soit faite avec les faciès du Bajocien reconnu à l'ouest de Megève. En fait il est seulement adopté par J.L Epaerd en raison de la position stratigraphique supposée de ces couches entre celles de l'Aalénien daté du Mont d'Arbois et celles du Lias moyen des pentes du Mont Géroux. Mais ce dernier argument repose lui même sur l'hypothèse que l'unité du Mont Joly est un grand pli couché. Or il s'avère maintenant que cette hypothèse est réfutée par toutes les observations sur la géométrie des couches de cette unité (voir plus de détails à la page spéciale).

En définitive, dans ce versant ouest du chaînon, tout converge pour conclure que les calcaires liasiques de la crête sont globalement à l'endroit et appartiennent à une Unité du Joly, charriée mais non plissée. Le pied des escarpements qu'ils déterminent correspond à la surface de chevauchement sur un soubassement autochtone couronné par un chapeau de Bajocien mais essentiellement formé par l'Aalénien épais d'une Unité du Mont-d'Arbois (relativement autochtone). Cette dernière diffère de celle du Joly par le fait que son Lias moyen - inférieur, qui affleure autour de la boutonnière de socle de Megève, est plus mince.

Dans le versant oriental du chaînon il apparaît que l'on peut effectivement mettre en évidence la surface de chevauchement dont le tracé est porté sur la feuille Saint-Gervais de la carte géologique au 1/50.000°. Cependant, contrairement aux indications de cette carte et à la différence de ce que l'on voit sur le versant ouest, elle ne sépare pas un chapeau de Lias calcaire coiffant les schistes du Jurassique moyen de l'Unité du Mont-d'Arbois : en effet dans ces pentes de rive gauche du Bon Nantces dernières couches ne se poursuivent pas au sud-ouest de Saint-Nicolas-de-Véroce

 En effet les attributions stratigraphiques de la carte sont largement fausses, comme l'ont montré des récoltes paléontologiques (Barféty et Mouterde, 1978) qui datent de l'Hettangien les couches qui y avaient été attribuées au "Lias supérieur" (= Toarcien-Aalénien). En fait ces datations conduisent à rapporter au Lotharingien - Carixien les couches plus calcaires représentées sur la carte comme bajociennes.

Au total le chevauchement indiqué par la carte sur ce versant du Bon Nant a pour seul effet de redoubler la succession liasique. En outre il s'avère qu'il fait partie d'un empilement de chevauchements, étagés dans le versant, dont les tracés s'abaissent d'ailleurs en direction du nord, comme ceux visibles sur le versant ouest.

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Le versant oriental du chaînon du Mont Joly
vu de l'est, depuis la crête de Covagnet, au dessus du lac d'Armancette (cliché original obligeamment communiqué par Mr. M. Petetin)
Cette vue montre l'ensemble de ce versant ; les cadres, rouge et bleu, localisent les vues de détail qui sont analysées à la page "analyse structurale" respectivement à "Combaz" et "sommet".
Au sein de la grande pile d'imbrications du Joly quatre unités superposées ont été distinguées, toutes constituées par une tranche de Lias inférieur à moyen disposée en succession à l'endroit :
éc.somt = écaille sommitale du Joly ; éc.sup. = écaille supérieure du Joly ; éc.haute = écaille haute du Joly (éc.haute ? = tranche rocheuse à semelle triasique interprétée ici comme la racine de cette écaille) ; éc.médiane = écaille médiane du Joly.
ØJ = surface de chevauchement de l'unité du Joly sur celle du Mont d'Arbois : tracé hypothétique, basé sur sa géométrie, qui lui fait couper en biseau les écailles du Mont Joly.
f.C = faille des Contamines (prolongement de la faille de Chamonix)
L'astérisque verte localise le point de datation paléontologique de l'Hettangien et du Sinémurien, dans le ravin de Nant Fandraz



 Ce fait m'est apparu à la suite d' un examen très approfondi de la disposition des tracés de toutes les couches visibles (notamment en scrutant et confrontant de multiples photos prises sous différents angles) : on n'y distingue aucune trace de charnière de pli couché, mais par contre il s'avère sans conteste (voir la page "analyse tectonique") que la masse des couches liasiques y est affectée de plusieurs surfaces de discordance d'origine tectonique qui y déterminent des redoublement de succession. Au bout du compte on peut y décrire une structure en écailles imbriquées (voir notamment la figure ci-après).

  La surface principale, base de l'écaille supérieure, ceinture le pied du Mont Géroux et se confond sur son versant ouest avec la surface de base de l'unité du Joly (c'est sensiblement elle que représente la carte géologique Saint-Gervais). En outre on peut repérer, peu au dessus, une autre surface de chevauchement qui isole une "écaille sommitale" se limitant au chapeau de l'extrême sommet de la montagne.

En contrebas de la surface supérieure, une troisième surface de redoublement des couches liasiques, base d'une "écaille haute", traverse le versant et s'y poursuit vers le sud-ouest jusqu'à passer même au pied de l'Aiguille Croche. Mais le Lias calcaire de cette écaille haute n'affleure pas vers le nord au delà du ravin qui descend du Mont Géroud vers le Planey : il y fait place aux couches bajociennes et aaléniennes de l'unité du Mont d'Arbois.
Les conditions d'affleurement ne permettent pas de voir à quoi exactement cela est dû. On peut envisager que cette écaille haute se raccorde au soubassement calcaire de l'unité du Mont d'Arbois ; toutefois il n'y a aucun indice, dans les pentes de Saint-Nicolas de Véroce, que ce Lias du soubassement du Mont d'Arbois soit redoublé par chevauchement. Il est donc beaucoup plus vraisemblable que cette interruption est due à la prolongation vers le N-NE de la surface de chevauchement basale de l'unité du Joly. En effet cette surface coupe aussi en biseau les surfaces des tranches rocheuses que l'on peut voir superposées au sein de l'unité du Joly sur son versant occidental (voir les clichés plus haut dans cette page).

Sous le chevauchement de l'écaille les ravins entaillent enfin les couches toujours liasiques (bien datées) d'une écaille médiane . Elle affleure en fait dans une fenêtre* qui se poursuit vers le sud dans les pentes inférieures de la rive gauche du vallon du Nant Rouge ; mais son extension exacte en direction du nord est incertaine en raison des conditions d'affleurements. Son matériel ne représente d'ailleurs pas le soubassement autochtone de l'édifice car, à l'Aiguille Croche, il s'avère reposer à son toursur une "écaille inférieure et cette dernière elle-même sur une écaille basale.

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Le versant oriental du chaînon du Mont Joly, vu du SE depuis le vallon des Grassenières, sur le sentier du refuge de Tré la Tête.
Éc.st = écaille sommitale du Joly ; Éc.s = écaille supérieure du Joly ; Éc.h = écaille haute du Joly ; Éc.m = écaille médiane du Joly.
ØJ = surface de chevauchement de l'unité du Joly sur celle du Mont d'Arbois ; Øst, Øs, Øh = surface de chevauchement des écailles supzerposées ; Øh? = surface de chevauchement du Trias du Nant Rouge (et du col du Joly), présumée prolonger le chevauchement Øh et fermer ainsi la fenêtre tectonique qui montre le matériel de l'écaille médiane.
L'astérisque rouge localise le secteur clé du ravin de la Combaz, qui est analysé en détail dans la page d'analyse structurale.
Le point de datation paléontologique de l'Hettangien et du Sinémurien, dans le ravin de Nant Fandraz est indiqué par l'astérisque vert.


Enfin il faut noter que les couches affectées par ces imbrications sont tordues par un inflexion anticlinale, d'axe presque N-S, qui fait s'incliner les couches des basses pentes vers l'est, en direction de la vallée des Contamines. Cette disposition accroît encore la surface d'affleurement du Lias. Elle implique en outre la présence d'un raccord synclinal avec les couches du fond de vallée, lesquelles représentent la couverture, pentée vers l'ouest, du flanc occidental du socle cristallin du Prarion.

Il résulte de cette géométrie structurale que l'on ne peut pas envisager qu'il y ait un rapport de continuité, par dessus la vallée des Contamines, entre les imbrications à pendage est de sa rive gauche et les plis seulement déversés vers l'ouest qui s'observent sur sa rive droite dans la couverture du Mont Blanc (ce point s'oppose notamment à l'ancienne interprétation en "pli couché digité du Mont Joly" proposée par Paréjas en 1925 et plus ou mùoins implicitement acceptée par J.L.Epard en 1990).

voir la page consacrée aux observations structurales de détail relatives au chaînon du Mont Joly

En définitive, à mes yeux, le problème de la structure exacte du Mont Joly est désormais résolu, après un siècle de discussions entre les tenants du charriage par surfaces de chevauchement et ceux de l'empilement de plis couchés, et ceci en faveur des premiers.


Coupe d'ensemble du chaînon du Mont-Joly et de ses abords
u.J
= unité du Joly (les écailles imbriquées au sein de cette unité sont figurées mais pas désignées par leur nom) ; s.mA = synclinal du mont d'Arbois ; u.S = unité du Sangle (série liasique inférieure à l'ouest de Megève : son renversement pose un problème, souligné par le point d'interrogation) ; a.mB = prolongement hypothétique de l'accident médian de Belledonne ; f.C = prolongement méridional de la faille des Contamines - Chamonix ; f.G = faille de La Gorge ; f.cN = faille de Combe Noire (délimitant le "claveau" le plus occidental du rameau externe du Mont-Blanc).
Les blocs ("claveaux") juxtaposés de la partie occidentale du massif du Mont-Blanc se trouvent, par rapport au rameau interne de Belledonne, dans une situation plus orientale et ne peuvent prolonger que la partie la plus interne de ce dernier.
N.B. : on n'a pas suivi ici l'interprétation de J.L.Epard, pour qui il existe un vaste " synclinal du Mont d'Arbois" dont le flanc est se rebrousserait suffisamment pour faire affleurer du Toarcien au pied ouest de l'unité du Joly.

En fait cette structure est régie par le même style tectonique qui est clairement observable sur les rives ouest et est de la cluse de l'Arve, à son entrée amont, lequel consiste en une imbrication de tranches, découpées dans la succession stratigraphique par des surfaces de chevauchement à faible pendage par rapport aux couches et déformées par des bandes froissées. Simplement elle affecte ici des niveaux moins élevés (en fait basaux) de la succession stratigraphique mais on peut considérer qu'il y a, de part et d'autre de la vallée de l'Arly continuité d'un même dispositif tectonique, à peine modifié par le fait que l'on s'élève dans la succession et dans les niveaux structuraux* (voir la page "Val Montjoie").

Un fait assez remarquable est que les écailles imbriquées du Mont Joly semblent tranchées en biseau par une grande cassure, appelée chevauchement de l'unité du Joly, qui s'avère prolonger, au sein de la couverture, la principale cassure de l'accident médian du socle cristallin de Belledonne. Les implications de cette observations méritent d'être explorées ...

Aperçu d'ensemble sur la structure du secteur Megève - Val Montjoie.


Carte géologique simplifiée du val Montjoie et du chaînon du Joly
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074

cartes géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille Saint-Gervais

(Sallanches)

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